Archive de la catégorie «Le déménagement»

Mary Poppins (2)

mars 28, 2008

Hyon Suk, ma copine coréenne, vient de déménager, sortant de sa chambre qui fait la même taille que la mienne (soit environ 10m2 en comptant les toilettes) approximativement:

-18 cartons de vêtements

-le triple de maquillage

-75 paires de chaussures

-5 étagères à livres

-Deux fois autant de boîtes de rangement

-Suffisamment d’ustensiles de cuisine pour monter un restaurant.

-Matelas, couette, couvertures, etc…

Quand je dis que les Coréennes ne sont pas soumises aux mêmes lois de la physique que nous.

Les démarches du déménagement

mars 26, 2008

Attention, hein, le déménagement, ce ne sont pas seulement les cartons, mais aussi les démarches, à la poste, à la banque et j’en oublie.

Tout ça est bien compliqué, entre changement d’adresse et changement de statut, mais c’est l’occasion d’admirer l’administration japonaise dans sa pleine splendeur: les employés sont polis, souriants, disent bonjour, font même à l’occasion des efforts pour parler anglais, ne peuvent pas toujours vous donner satisfaction, mais en tout cas ne vous font pas revenir 3 fois parce que le chef de service est en déplacement / RTT/ pause déjeuner.

Des filles qui déménagent

mars 25, 2008

Il faut avoir vu, au moins une fois dans sa vie, une Coréenne déménager.

Brushing, manucure, talons hauts, et hop, cette crevette de 32 kgs vous soulève un piano à queue avec une énergie qui ferait l’admiration d’un haltérophile bulgare.

La cité de l’épouvantable tri

mars 9, 2008

Avec le printemps, les cartons fleurissent devant nos portes.

Chic, ça faisait longtemps.

C’est le moment de renouer avec les bonnes vieilles soirées tri. Moi qui suis arrivée avec le contenu d’une valise et d’un sac à dos, je constate avec stupéfaction que, malgré ma vigilance, mes possessions matérielles ont fait des petits en 18 mois.

J’envie aussi les vrais maîtres zen: ceux qui, au lieu d’accumuler sottement livres et notes de cours, ont passé tout leur séjour à faire la fête. Ces sages des temps modernes ont déjà fini leur baluchon depuis longtemps: il leur a suffi de 35 mn pour emballer leur maquillage (filles) ou leur console de jeux vidéo (garçons).

C’est aussi le moment de réaffronter la question philosophique: “Qu’est-ce que l’indispensable?”. Je me souviens encore de la torture du départ pour un an et demi avec 20 kgs de bagages réglementaires…

Dans le sens aller, nous avons considéré comme indispensable ce dont nous avions peur de manquer. Il y a les gens comme moi qui sont arrivés avec l’intégrale des tragédies de Racine (un jeu qui nous amusait beaucoup quand nous étions étudiants était celui du “quel livre emporter sur une île déserte?”. Quand il s’agit de décider le seul qu’on va pouvoir emporter sur une île surpeuplée, c’est soudain beaucoup moins drôle), et ceux qui sont arrivés avec leur matelas et leur batterie de cuisine au grand complet.

La règle immuable pour tous est que ce qu’on a emporté ne sert à rien alors que ce dont on aurait vraiment besoin est resté à la maison.

Dans le sens retour, l’indispensable inclut une quantité substantielle d’objets parfaitement inutiles mais chargés de valeur affective car estampillés “souvenir du Japon”.  

Et surtout, il reste l’éternelle Malédiction du Carton. Dans votre appartement de 180 m2, plein du sol au plafond d’objets inutiles, prenez en un, un seul, que vous mettez dans un carton scotché. Dans les 24h qui suivent, vous pouvez être sûr d’avoir un besoin exclusif et pressant de cet objet.