Archive de la catégorie «La France vue du Japon»

Yoshimura Yôko (2): la soirée

janvier 31, 2009

 Il y a un autre point que j’ai trouvé fabuleux dans 『激しく家庭的なフランス人/愛し足りない日本人』, c’est l’évocation des soirées. Pour résumer grossièrement la pensée de l’auteur, elle explique que les Japonaises stressent trop sur les tâches ménagères. Les Françaises, au contraire, décrètent sur le coup des 19h que les corvées peuvent attendre, et se lovent sur le canapé à côté de leur chéri pour un apéritif en amoureux.

Non, la Française ne rentre pas du boulot à 19h, éreintée de s’être accrochée avec son patron, pour superviser au pas de charge les devoirs, le bain et le dîner des enfants, tout en balançant à son mari: “Tu as encore oublié de passer prendre le pain, mais combien de fois faudra-t-il que je te le répète?”. Noooooooooooooooon.

On se demande bien pourquoi tous les Occidentaux sont si pressés de se trouver des copines japonaises, tiens.

Yoshimura Yôko (1): le marché

janvier 31, 2009

Il y a quelqu’un que j’adore encore plus que Nakamura Eriko, c’est Yoshimura Yôko. J’ai dévoré 『激しく家庭的なフランス人/愛し足りない日本人』, avec plus d’enthousiasme encore 『お金がなくても平気なフランス人/お金があっても不安な日本人』 — livre que je me suis malheureusement fait voler avant de l’avoir terminé. J’en suis inconsolable, mais j’espère que sa nouvelle lectrice en aura profité autant que moi.

Il y aurait, il y aura, j’imagine, maints post à écrire sur ces ouvrages, mais commençons par un point qui me réjouit entre tous, c’est l’évocation du marché.

Dans les livres de Yoshimura Yôko, les Français ne font pas leurs courses à Carrefour, ils vont au marché avec leurs enfants. Ils achètent pleins de produits frais et savoureux, puis ils prennent le temps de les cuisiner en famille, avant de faire un bon repas du dimanche (sans oublier de préparer les plats pour la semaine).

Dans les marchés de Yoshimura Yôko:

-Il ne pleut jamais.

-Les maraîchers ne vous arnaquent pas en vous collant 3 tomates pourries sous les deux mûres à point.

-Les enfants ne font pas de caprice, et en rentrant, ils aident leurs parents à ranger les courses.

-Il n’y a jamais de bousculade.

-Le panier n’est jamais trop lourd, les sacs plastiques ne cisaillent pas les doigts, et le sac papier ne craque jamais (répandant ses 78 cerises sur la chaussée).

-Le marché est juste à côté de la maison, pas à l’autre bout du quartier ou de la ville.

Moi, je ne vais pas au marché. Je vais chercher, à l’épicerie la plus proche, des légumes surgelés qui sortent de leur sac fraîcheur déjà lavés, épluchés, tranchés.  Parce qu’ainsi, je gagne un temps précieux qui me permet, sitôt la corvée de cuisine expédiée, d’aller me vautrer sur le canapé pour lire les fabuleuses descriptions de marché de Yoshimura Yôko.

La France vue du Japon vu de la France

décembre 9, 2008

Au Japon, la France c’est:

-Louis Vuitton

-Pierre Hermé

-Paris

-La Tour Eiffel

-La mode

-L’élégance

-Les croissants

-Le Louvre

-Les châteaux de la Loire, et celui de Versailles.

Bref, le pays de Candy.

En France, le Japon c’est:

-les otaku

-les manga

-le suicide des jeunes

-la mort par surmenage des moins jeunes

-le vieillissement de la population (comme quoi la mort par surmenage ne fait pas bien son travail).

-les yakuzas

-les freeters

-les sans-abris

En un mot, la patrie d’Albator.

Eriko Nakamura

mars 25, 2008

Mon amie Maki me fait découvrir les livres, mi-autobiographie mi-guide touristique, rédigés par l’ex-présentatrice de télévision japonaise Eriko Nakamura.

Paris se réduit à trois arrondissements (le 16e, le 8e et le 7e), et de toutes les boutiques dont elle parle, la seule où je sois jamais entrée est le cinéma Le Balzac.

La partie autobiographique me fait sourire. Ca a beau se passer à Paris, on saurait, même en français, que c’est écrit par une Japonaise. La trame de son séjour se résume ainsi: mariage –> naissance de ses enfants –> visites de sa mère après leur naissance. Et qui d’autre aurait l’idée de se faire prendre en photo dans la voiture qui l’emmène à la maternité???

Quant au contenu, ça donne à peu près: “Depuis mon mariage et ma venue à Paris, ma vie est devenue extrêmement simple et sobre. Je me lève, je passe plusieurs heures à jouer avec mes enfants, je me promène, etc…”.

Mais bon, peut-être que dans le volume 2, il y aura un chapitre vraiment rebelle sur le RER C aux heures de pointe?