Il y a quelqu’un que j’adore encore plus que Nakamura Eriko, c’est Yoshimura Yôko. J’ai dévoré 『激しく家庭的なフランス人/愛し足りない日本人』, avec plus d’enthousiasme encore 『お金がなくても平気なフランス人/お金があっても不安な日本人』 — livre que je me suis malheureusement fait voler avant de l’avoir terminé. J’en suis inconsolable, mais j’espère que sa nouvelle lectrice en aura profité autant que moi.
Il y aurait, il y aura, j’imagine, maints post à écrire sur ces ouvrages, mais commençons par un point qui me réjouit entre tous, c’est l’évocation du marché.
Dans les livres de Yoshimura Yôko, les Français ne font pas leurs courses à Carrefour, ils vont au marché avec leurs enfants. Ils achètent pleins de produits frais et savoureux, puis ils prennent le temps de les cuisiner en famille, avant de faire un bon repas du dimanche (sans oublier de préparer les plats pour la semaine).
Dans les marchés de Yoshimura Yôko:
-Il ne pleut jamais.
-Les maraîchers ne vous arnaquent pas en vous collant 3 tomates pourries sous les deux mûres à point.
-Les enfants ne font pas de caprice, et en rentrant, ils aident leurs parents à ranger les courses.
-Il n’y a jamais de bousculade.
-Le panier n’est jamais trop lourd, les sacs plastiques ne cisaillent pas les doigts, et le sac papier ne craque jamais (répandant ses 78 cerises sur la chaussée).
-Le marché est juste à côté de la maison, pas à l’autre bout du quartier ou de la ville.
Moi, je ne vais pas au marché. Je vais chercher, à l’épicerie la plus proche, des légumes surgelés qui sortent de leur sac fraîcheur déjà lavés, épluchés, tranchés. Parce qu’ainsi, je gagne un temps précieux qui me permet, sitôt la corvée de cuisine expédiée, d’aller me vautrer sur le canapé pour lire les fabuleuses descriptions de marché de Yoshimura Yôko.