Fait inhabituel, il n’y a dans ma guest house actuelle à peu près que des mecs, tous plus jeunes et tous plus beaux les uns que les autres. En arrivant, je n’en croyais pas mes yeux, et j’ai hululé comme le loup de Tex Avery, en rendant justice à l’Eternel qu’il n’y ait finalement pas que les hommes à venir au Japon pour se rincer l’oeil sur de la chair fraîche.
J’ai hululé pendant environ 3 mn, car à partir de la 4e, j’ai eu tout le loisir de faire les remarques suivantes:
-Le jeune passe beaucoup de temps au coin-toilette, mais plutôt pour s’observer dans le miroir que pour nettoyer le lavabo.
-Le jeune adore prendre le petit-déjeuner jusqu’à 14h30 du matin. Une guitare, trois potes, une jolie fille, il n’en faut pas plus à son bonheur.
-Le jeune a un boulot de jeune (genre serveur dans un bar plutôt qu’attaché commercial) avec des horaires de jeune, qui le font fréquemment rentrer à une heure où la vieille, elle, irait bien se coucher.
-Même une fois rentré, le jeune a encore dans sa chambre une vie sociale et sexuelle aussi active que bruyante.
Et surtout
-Le jeune, quoique n’ayant l’excuse ni de la sénilité, ni de la myopie, ni d’une prostate en pleine déliquescence, n’en a pas moins le plus grand mal à viser juste…
mai 6, 2011 à 2:03 |
Effectivement, je te le confirme, cette entrée dans ton blog ressemble à une récrimination de Mamie-Sac-à-Main.
Je fais donc l’hypothèse que l’air japonais vieillit sa gaijin en moins de temps qu’il n’en faut pour dire “DHEA”.