L’anglais au Japon

By adilor

A part l’Ouzbékistan, il est difficile d’imaginer un endroit du monde où l’on parle moins anglais qu’au Japon.

Pourtant, il y a peu de pays, monde anglophone compris, qui consacrent davantage d’argent et d’énergie à l’enseignement de cette langue.

Sur la chaîne éducative de la NHK (ni satellite, ni cryptée, parfaitement accessible à tous) on compte en moyenne entre 4 et 6 émissions par jour, destinées à tous les âges et tous les niveaux. J’en ai regardé quelques unes, je peux garantir qu’elles sont ludiques, éducatives et parfaitement ciblées.

Dans le métro, sur les petits écrans télé qui ornent toute rame d’une ligne civilisée, il y a régulièrement des mini-cours d’une minute, pour que le salaryman harassé puisse néanmoins engranger sans trop d’effort intellectuel quelques mots utiles supplémentaires.

Ne parlons pas des écoles de langues, qui consistuent un business florissant, et couvrent là encore un large public, depuis l’écolier (qui, comme tous ses camarades, apprend l’anglais dès le primaire) jusqu’à l’homme d’affaires en passant par la femme au foyer.

Le Japon n’est pas toujours très gaijin-friendly, mais il faut reconnaître que, dans les lieux publics, la plupart des informations sont traduites en anglais.

Bref, si je voyais des kanji aussi souvent que les Japonais voient de l’anglais, je serais bilingue depuis longtemps.

Une réponse vers «L’anglais au Japon»

  1. Brazza dit :

    Et encore, tu ne parles pas des 35% de la langue parlée qui est émaillée de locutions anglaises. Bière, café chaud, tout ça, ça ne se commande pas en japonais, mais bien en japoglais.

    Et pourtant, il suffit d’écouter un japonais confier des indications directionnelles, soutirées à grand peine après de longues politesses, dans la langue de Shakespeare (et de Mick Jagger) pour se demander si tous les japonais ont un sens douteux de l’humour, ou si leur ortophoniste n’a pas délibérément aggravé la situation …

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