Lors du séminaire de lundi dernier, la question de mon mariage avec un Japonais est revenue en force, vue cette fois par les étudiants (avant que le prof n’arrive).
Quelqu’un, quelque part, a dû percuter sur mon âge entre temps, car je suis désormais à l’évidence censée m’accoupler avec des profs. A moins que ce ne soit le syndrôme de la patate chaude: les étudiants me voient plutôt avec des profs, et les profs plutôt avec des étudiants.
Apparemment, *** se serait enquis de savoir si j’étais déjà mariée. Je précise qu’il me voit en moyenne 3 fois par semaine depuis octobre 2006, et a donc eu d’après mes calculs environ 48 fois l’occasion de me poser la question.
Persuadée qu’il était déjà casé, j’ai très mal embrayé sur ce coup-là, mais passons, ce fut du moins l’occasion d’une discussion comparative passionnée sur tous les profs masculins de la section Arts.
En tout cas, je constate que, contrairement aux profs — qui ne faisaient guère que jouer au jeu des 7 familles — les étudiants ont derrière leurs projets matrimoniaux une vraie stratégie à long terme: “Et puis, tu te rends compte, si elle épousait Untel, on aurait enfin une salle de recherche bien rangée”.
A part mon âge, il leur reste à l’évidence beaucoup à apprendre à mon sujet (notamment le fait que, a priori, j’utilise les salles de recherche pour faire de la recherche plutôt que du ménage), mais je n’ose pas leur ôter toutes leurs illusions d’un coup.