Je ne fais pas de pub…mais il y a quand même trois blogs auxquels je suis accro en ce moment.
Le premier, c’est celui de Yann Libessart sur les Kerguelen (http://kerguelen.blogs.liberation.fr/libessart/). J’ai toujours rêvé d’habiter aux Kerguelen, ou dans n’importe quel autre endroit vaguement randonnable où l’on trouve plus de pingouins/chameaux/moutons que d’êtres humains. Ca doit être pour ça que j’ai atterri dans la giga-mégalopole du futur. Non seulement ce blog me permet de vivre l’expérience par procuration, mais en plus il a fait de moi une consommatrice avertie, puisque je sais désormais que le poisson gras et fadasse (Yann, c’est pour ça qu’on met du wasabi) sur les sushi, c’est de la légine autrale. Il ne me reste plus qu’à dénicher le terme japonais.
Le deuxième, c’est “S’il n’y avait que les élèves” (http://profseteleves.blogs.liberation.fr/silnyavaitqueleseleves). Il n’y a rien qui vous fasse apprécier votre bourse de recherche comme de lire les histoires de gens qui corrigent des copies. Et ce que j’adore, ce n’est pas seulement le blog, mais aussi les réactions au premier degré des lecteurs. Ca fait du bien, mais alors du bien, de voir les récriminations contre ces-profs-qui-n’en-foutent-pas-une adressées à quelqu’un d’autre!
Le dernier, c’est aussi un blog Education Nationale, on ne se refait pas:
http://tzrrad.unblog.fr
Un chouia moins percutant que “S’il n’y avait que les élèves”, mais la scène du PV d’installation, ceux qui ne l’ont pas vécue ne peuvent pas comprendre (et tout ceux qui travaillent de près ou de loin dans l’Education Nationale l’ont généralement vécue).
Bref, le blog est à notre époque ce que les romans-feuilletons étaient au XIXe siècle. De l’émotion, du rire, des larmes et la suite au prochain numéro. Les séries télé offrent certes un peu le même plaisir, mais là, il y a en plus la valeur ajoutée du fait réel.
A Bombay en 1842, Emily Eden se mourait d’impatience que le prochain bateau lui apporte la suite des aventures de M. Pickwick. Et moi à Tokyo en 2007, je ne brûle pas moins ardemment de savoir comment Jérôme s’en sortira dans son nouveau collège de l’autre côté du périph’.